Service de chirurgie d’ophtalmogie d’Avranches

La cataracte, indication principale pour les ophtalmologues de la Polyclinique de la Baie

« L’opération de la cataracte est un geste banalisé. Mais ce n’est pas pour autant un geste anodin. »

C’est ainsi que le Dr Antoine Legris, l’un des 8 ophtalmologues de la Polyclinique de la Baie, considère cette intervention.

Précise-t-il. En France, ce sont près de 600 000 interventions qui ont lieu chaque année.
Les techniques chirurgicales de traitement de la cataracte ont bien évolué depuis quelques années. Jusque dans les années 90, le chirurgien pratiquait une large incision dans la cornée, par laquelle il retirait le cristallin opacifié, puis introduisait un cristallin artificiel avant de suturer. La technique de phaco-émulsification, moins invasive, s’est imposée à partir de 1995. Comme son nom l’indique, elle consiste à émulsifier le cristallin abimé à l’intérieur de l’œil avant de l’aspirer. Pour cela, le chirurgien introduit une sonde source d’ultra-sons, qui permet de réaliser plusieurs étapes : émulsification du cristallin, aspiration, infusion de liquide afin de préserver la pression intraoculaire, et enfin introduction du cristallin artificiel. Tout cela ne requiert d’une toute petite incision : à peine 2,2 mm.

Modernisation du service d’ophtalmologie

« La Polyclinique de la Baie s’est équipée de machines de dernière génération dont les sondes peuvent également être animées de mouvements oscillatoires », explique A. Legris. « Elles génèrent moins d’énergie, pour un résultat équivalent. Cela permet de préserver les tissus environnants, en particulier l’épithélium cornéen sensible à l’échauffement ».

Plusieurs avantages en résultent. D’une part, le risque de complications comme l’œdème cornéen chronique, l’opacification de la cornée ou la rupture capsulaire est diminué. D’autre part, l’indication peut être élargie à des patients dont la cornée est fragile (cas de cornea guttata), ou bien à ceux dont le cristallin est très rigide. Pour A. Legris,

« c’est un avantage non négligeable pour une clinique comme la nôtre située dans un bassin rural. Il n’est pas rare de recevoir des patients qui viennent consulter quand ils n’arrivent plus à compter les doigts de leur main… ».

De plus, ces nouvelles sondes oscillatoires facilitent le travail du chirurgien. En effet, l’étanchéité de l’œil est plus facile à maintenir pendant l’intervention, ce qui diminue le risque de collapsus des tissus et de lésions causées par la sonde.
Côté anesthésie, l’opération de la cataracte ne nécessite qu’une action locale. Le Dr Legris privilégie l’anesthésie topique sous-ténonienne, couplée à une sédation légère. Près de 95% des patients sont opérés en ambulatoire.

« Mais lorsque nous opérons des personnes âgées isolées, nous leur proposons de passer la nuit à la clinique », précise A. Legris. « L’intérêt médical est limité, mais nous tenons compte de leur situation sociale et de leur environnement familial ».

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